Le community manager est le porte-parole d’une marque sur les réseaux sociaux. Il ou elle a pour mission principale de développer, animer et fédérer une communauté en ligne, en incarnant les valeurs, le ton et les objectifs d’une entreprise, d’un média, d’une institution ou même d’un personnage public. Son rôle est à la croisée de plusieurs champs : la communication, le marketing, la création de contenu, la gestion de relation client, et parfois même le service après-vente ou la modération de crise.

Longtemps considéré comme un simple exécutant des publications, le community manager s’est professionnalisé et est aujourd’hui un acteur stratégique de la communication numérique. Il conçoit des plans d’action, construit un calendrier éditorial, mesure ses résultats et ajuste ses campagnes en fonction des performances et des réactions du public. Il doit comprendre à la fois les attentes des internautes, les objectifs de la marque, et les dynamiques propres à chaque plateforme.

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Quelles sont les missions d’un community manager au quotidien ?

Le quotidien d’un community manager est bien plus stratégique et rythmé qu’on ne l’imagine souvent. Derrière l’image simplifiée d’un poste qui consisterait à “poster sur Instagram”, se cache en réalité une véritable fonction de pilotage éditorial, d’animation sociale et de reporting. Sa journée commence souvent par la consultation de son calendrier éditorial : il veille à ce que chaque publication soit en ligne au bon moment, sur le bon réseau, avec le bon message. Cette planification exige une compréhension fine des cibles et une adaptation constante du ton à chaque plateforme, que ce soit LinkedIn pour un discours professionnel, TikTok pour des contenus courts et viraux, ou encore Instagram pour des formats plus visuels.

Mais il ne s’agit pas uniquement de programmer du contenu. Le community manager est aussi créateur. Il rédige, conçoit ou briefe des visuels, monte des vidéos courtes, imagine des stories engageantes. Son rôle nécessite donc une certaine polyvalence technique, mais aussi une sensibilité artistique et une bonne connaissance des tendances culturelles et des codes du web. Une fois les publications diffusées, il passe en mode interaction : il répond aux commentaires, aux messages privés, suscite des discussions, valorise les retours d’utilisateurs, anime la communauté. Dans ces moments-là, il est véritablement la voix vivante de la marque, capable de créer un lien humain entre l’entreprise et son audience.

Cette relation avec la communauté exige aussi un travail de modération constant. Le community manager surveille les échanges, détecte les messages inappropriés, gère les critiques, répond avec tact en cas de tension ou de remarques sensibles, et peut, si nécessaire, faire remonter certains signaux faibles à sa hiérarchie en cas de bad buzz potentiel. À cela s’ajoute une activité de veille permanente : il observe les tendances émergentes, les hashtags en vogue, les formats créatifs qui cartonnent, tout en gardant un œil sur les prises de parole de la concurrence. Enfin, il boucle la boucle en analysant les performances. Grâce à des outils comme Meta Business Suite, Hootsuite, Google Analytics ou Buffer, il suit les KPIs (engagement, portée, taux de clic, conversions…), et rédige des rapports pour rendre compte des résultats et affiner la stratégie à venir.

Quelles compétences faut-il pour devenir un bon community manager ?

Être community manager, c’est maîtriser à la fois des compétences techniques, relationnelles et créatives. Il faut savoir écrire vite et bien, comprendre des statistiques, gérer des situations émotionnelles, et parfois improviser en direct.

Voici les compétences les plus recherchées :

  • Excellente expression écrite, sans faute d’orthographe, avec un ton adapté à la cible

  • Créativité : capacité à inventer des formats, à raconter une histoire, à rendre un message vivant

  • Maîtrise des réseaux sociaux et de leurs codes : connaître les algorithmes, les formats à la mode, les logiques d’engagement

  • Esprit d’analyse : savoir interpréter des KPIs, tirer des conclusions d’un tableau de données, ajuster les campagnes

  • Capacité à gérer des situations de crise : diplomatie, calme, réactivité face aux commentaires sensibles ou aux critiques

  • Compétences graphiques et vidéos : connaissance de Canva, Adobe Express, CapCut, Photoshop ou Premiere Pro

  • Sens du relationnel et de l’écoute : comprendre la communauté, capter ses attentes implicites

  • Curiosité permanente : être à l’affût des nouvelles tendances, des usages émergents, des innovations sociales et culturelles

Quelles spécialités choisir au lycée pour devenir community manager ?

Le métier étant pluridisciplinaire, plusieurs voies mènent au community management. Cependant, certaines spécialités au lycée permettent de mieux se préparer à intégrer des formations en communication ou en marketing digital :

  • Humanités, Littérature et Philosophie (HLP) : pour renforcer ses compétences rédactionnelles, son esprit critique et sa sensibilité aux récits culturels

  • Sciences Économiques et Sociales (SES) : pour comprendre les dynamiques sociales, les comportements collectifs, les logiques de consommation

  • Langues, Littératures et Cultures Étrangères (LLCE) : utile pour une communication internationale ou multilingue

  • Numérique et Sciences Informatiques (NSI) : complémentaire pour maîtriser les outils, les logiques d’algorithmes et le fonctionnement des plateformes

  • Filière STMG, spécialité communication ou mercatique : adaptée pour accéder à un BTS ou un BUT dans les domaines de la communication

Quelle formation suivre pour devenir community manager ?

Il est possible d’exercer ce métier à différents niveaux de qualification, mais les recruteurs valorisent de plus en plus les profils ayant un Bac +3 ou Bac +5, surtout si ces diplômes sont accompagnés d’une expérience en stage, alternance ou freelance.

À Bac +2 :

  • BTS Communication

  • BTS NDRC (Négociation et Digitalisation de la Relation Client)

À Bac +3 :

  • BUT Information-Communication

  • Licences professionnelles en communication digitale, stratégie de contenu ou community management

  • Bachelors dans des écoles privées spécialisées (ISCOM, EFAP, Sup de Pub, ISEG…)

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À Bac +5 :

  • Masters en communication digitale, marketing digital, content strategy, UX design

  • Écoles de communication ou de publicité avec spécialisation digitale

Les certifications sont aussi un vrai plus : Meta Blueprint, Google Analytics, HubSpot, Canva Pro, Adobe, certifications SEO, etc.

Combien gagne un community manager ? Salaire en début de carrière et après 5 ans

Voici un tableau qui regroupe le salaire d’un community manager selon les années d’expérience:

Niveau d’expérience Salaire mensuel brut estimé Commentaires
Débutant (0 à 2 ans) 1 800 € à 2 300 € Jusqu’à 2 600 € à Paris ou en agence de communication
Profil confirmé (3 à 5 ans) 2 800 € à 3 500 € Progression liée à l’autonomie, à la maîtrise des outils et à la stratégie
Senior / Social media manager (5 à 10 ans) 3 800 € à 5 000 € (voire plus) Rémunération plus élevée en entreprise cotée, secteur luxe, tech ou sport

Des débouchés variés dans des structures aux cultures très différentes

Dans les entreprises privées, qu’elles soient start-ups innovantes, PME de croissance ou grandes entreprises du CAC 40, le community manager intervient pour créer du lien entre la marque et sa communauté. Il donne une voix à l’entreprise, incarne ses valeurs, et transforme les réseaux sociaux en véritables canaux d’engagement et de fidélisation. Dans ces structures, il peut travailler seul ou au sein d’un service marketing plus large, avec parfois des interactions directes avec la direction de la communication ou le service client.

En agence de communication ou agence digitale, le rôle est différent : le community manager gère plusieurs clients à la fois. Il doit s’adapter à des identités de marque. Ce contexte d’intensité et de polyvalence permet souvent de monter en compétences rapidement. Les agences offrent un cadre formateur qui favorise l’innovation, la veille permanente et l’expérimentation de nouveaux formats, qu’il s’agisse de stories, de formats TikTok, de podcasts ou de live.

Dans le secteur public, le community management devient un outil de communication institutionnelle, mais aussi de service aux citoyens. Les mairies, ministères, hôpitaux ou universités utilisent de plus en plus les réseaux pour informer en temps réel, dialoguer avec les administrés ou valoriser leurs actions. Le ton est plus neutre, le cadre plus formel, mais la mission sociale et le sentiment d’utilité publique donnent une autre dimension au métier.

Enfin, de nombreux community managers choisissent des structures à forte sensibilité éditoriale ou artistique : médias, festivals, musées, ONG ou collectifs créatifs. Ici, l’enjeu est souvent de bâtir une communauté fidèle autour de valeurs, d’émotions ou d’engagements. Le rôle devient celui d’un véritable conteur numérique, à la croisée du journalisme, du militantisme et du marketing de contenu.

Une fonction tremplin vers des postes stratégiques

Le poste de community manager, souvent occupé dès la sortie d’études, est rarement un point d’arrivée. C’est une fonction d’observation et d’expérimentation, qui permet de développer une compréhension fine des attentes des publics et des mécaniques de viralité. Après quelques années, de nombreuses portes s’ouvrent.

Certains évoluent vers le poste de social media manager : ils ne se contentent plus d’animer, mais pensent la stratégie globale. Ils supervisent une équipe de community managers, définissent les objectifs, gèrent les budgets sponsorisés et coordonnent les campagnes avec les autres pôles (influence, création, marketing produit…).

D’autres choisissent de s’orienter vers le content management, élargissant leur champ d’action à tous les canaux éditoriaux de la marque. Le contenu devient leur matière première, qu’il s’agisse d’articles, de newsletters, de vidéos, ou de formats immersifs. Ils gèrent un calendrier éditorial complexe, font travailler des rédacteurs, vidéastes, graphistes, et veillent à la cohérence du ton et du message.

La suite logique peut être un poste de responsable communication digitale, avec une vision plus large sur l’ensemble de la stratégie numérique : réseaux sociaux, mais aussi site web, campagnes SEA, e-réputation, etc. Ces fonctions exigent un pilotage analytique, des compétences de reporting, mais aussi une vraie culture de la marque.

Certaines trajectoires sont plus atypiques : quelques community managers se spécialisent dans la consultance en stratégie social media, proposent des formations, ou accompagnent des dirigeants dans leur prise de parole. D’autres deviennent chefs de projet digital, car ils ont acquis une forte transversalité, ou se réinventent comme brand strategisten agence, à la frontière entre storytelling, stratégie de marque et création.

Des figures inspirantes pour une profession jeune mais influente

Julie Chapon, cofondatrice de Yuka, est un autre exemple de transition réussie entre pilotage opérationnel et stratégie globale. Dès le lancement de son application, elle a pris en charge la communication et l’animation de la communauté. Sa maîtrise des canaux sociaux a permis à Yuka de fédérer des dizaines de milliers d’utilisateurs engagés autour d’un projet de santé publique. Aujourd’hui encore, sa capacité à dialoguer avec les utilisateurs, gérer les polémiques et défendre la mission de l’entreprise en fait une figure de référence.

Thibault Louis, ancien community manager devenu expert de LinkedIn, est l’illustration d’une autre trajectoire possible : celle de la spécialisation dans un canal unique. En misant sur l’authenticité, l’humour et la régularité, il a su bâtir une audience puissante sur le réseau professionnel, jusqu’à devenir lui-même une marque. Son parcours prouve que le community management peut être un levier de notoriété personnelle autant que professionnelle.

Enfin, Guillaume Moubeche, fondateur de Lemlist, illustre un autre scénario : celui de l’entrepreneur qui a d’abord tout fait lui-même, y compris la gestion des réseaux sociaux. Son ton direct, sa transparence radicale sur les chiffres, et sa capacité à fédérer une communauté d’entrepreneurs ont fait de lui une figure atypique et influente. Le community management, dans son cas, n’était pas une fonction : c’était un outil stratégique pour bâtir une marque forte avec peu de moyens.

Fiche métier community manager : résumé complet

Élément Détail
Niveau d’études recommandé Bac +2 à Bac +5
Formations utiles BTS Com, BUT Info-Com, Licence pro, Master communication digitale
Salaire débutant 1 800 à 2 500 € brut/mois
Salaire après 5-10 ans 3 000 à 5 000 € brut/mois
Compétences clés Rédaction, stratégie, veille, modération, analyse
Débouchés Entreprises, agences, institutions, ONG, freelance
Évolutions possibles Social media manager, content strategist, consultant
Spécialités lycée HLP, SES, LLCE, STMG, NSI
Personnalité notable Camille Jourdain, Julie Chapon, Thibault Louis

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